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Tome 5

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Septieme ciel

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Arrêté 5 août 2014 : utilisation du malathion pour lutter contre le chikungunya en Guyanne

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La santé publique a depuis des décennies permis d'utiliser des moyens pour éviter la propagation des épidémies. Pour lutter efficacement contre le chikungunya en Guyanne, il est donné la possibilité pendant 180 jours d'utiliser un produit à base de malathion.

JORF n°0186 du 13 août 2014 page 13530 texte n° 42

ARRETE
Arrêté du 5 août 2014 autorisant par dérogation la mise à disposition sur le marché et l'utilisation du malathion en Guyane pour une période de 180 jours
NOR: AFSP1419091A


La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, la ministre des affaires sociales et de la santé et la ministre des outre-mer,
Vu le règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l'utilisation des produits biocides, notamment son article 55, paragraphe 1 ;
Vu le code de l'environnement, notamment ses articles L. 522-7 et R. 522-30 ;
Considérant la demande du préfet de la région Guyane en date du 21 février 2014 ;
Considérant qu'une épidémie de chikungunya est en cours dans les Antilles et s'étend au département de la Guyane ;
Considérant l'avis 2014-SA-066 de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail relatif aux substances actives biocides pouvant être utilisées dans le cadre de la prévention d'une épidémie de chikungunya en Guyane en date du 18 mars 2014 ;
Considérant la résistance des moustiques vecteurs de Guyane à l'adulticide deltaméthrine de l'absence de produits adulticides de substitution ;
Considérant que la situation sanitaire ne permet pas de différer l'application de traitements adulticides et que, dans ces conditions, il convient d'autoriser l'utilisation du malathion dans le département de Guyane à des fins de lutte antivectorielle ;
Considérant les avis du Haut Conseil de la santé publique des 19 mai et 2 juillet 2014 précisant les conditions d'utilisation à mettre en œuvre pour l'emploi du malathion en Guyane pour la lutte antivectorielle dans le but de prévenir la propagation de l'épidémie de chikungunya se développant actuellement dans les Antilles,
Arrêtent :

Article 1 En application de l'article R. 522-30 du code de l'environnement susvisé, la mise à disposition sur le marché et l'utilisation par les opérateurs publics de produits biocides relevant du type de produit n° 18 « Insecticides, acaricides et produits utilisés pour lutter contre les autres arthropodes », et contenant du malathion (no CAS 121-75-5) en tant que substance active, sont autorisées en Guyane à des fins de lutte antivectorielle pour une durée de 180 jours à compter du premier jour d'utilisation porté à la connaissance de la direction générale de la prévention des risques, dans les conditions prévues par l'annexe au présent arrêté.

Au terme de ces 180 jours, l'utilisation du malathion fera l'objet d'un rapport par les structures chargées de la mise en œuvre des opérations de lutte antivectorielle aux ministres chargés de l'écologie, de la santé et des outre-mer.

Article 2 Le préfet de la région Guyane est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
  • ANNEXE

    CONDITIONS D'UTILISATION DU MALATHION POUR LA LUTTE ANTIVECTORIELLE EN GUYANE DANS LE CADRE DE LA DÉROGATION DÉLIVRÉE AU TITRE DE L'ARTICLE 55, PARAGRAPHE 1, DU RÈGLEMENT (UE) NO 528/2012


    Compte tenu du niveau de résistance des populations d'Aedes aegypti de Guyane au malathion, la durée de l'usage de cette substance biocide doit être la plus courte possible au regard de la situation épidémiologique, aux valeurs les plus hautes de la gamme de doses d'emploi préconisées par l'OMS (112 à 600 g/ha), en vérifiant l'efficacité réelle des formulations et de leurs méthodes d'application en conditions opérationnelles.
    Les conditions d'utilisation du malathion à mettre en œuvre pour la lutte antivectorielle en Guyane sont définies dans les avis du Haut Conseil de la santé publique des 19 mai et 2 juillet 2014 et comprennent notamment :
    - un traitement par seule voie terrestre, sous formulation UBV (ultra bas volume) ;
    - le recours à du malathion répondant aux critères de pureté définis par OMS ;
    - le respect de zones d'exclusion notamment autour des cours d'eau, des cultures vivrières et des captages d'eau de surface ;
    - des précautions en cas de pulvérisation au voisinage de piscine (risque de production d'impuretés toxiques en présence de chlore) ;
    - une formation des agents applicateurs s'appuyant notamment sur les guides OMS pour les applications spatiales d'insecticides dans le cadre de la lutte antivectorielle ;
    - une protection particulière des agents à travers le port d'équipements de protection individuels, une durée de traitement réduite pour ne pas dépasser l'AOEL, une biosurveillance d'effets précoces d'exposition par un marqueur comme l'activité des cholinestérases ;
    - la réduction au maximum de l'exposition des populations par une information diffusée avant les pulvérisations (recommandées localement dans un rayon de 100 à 200 mètres au voisinage des lieux de séjour des personnes malades, sans préjudice d'autres moyens de prévention tels que les moustiquaires imprégnées).


Fait le 5 août 2014.


La ministre des affaires sociales et de la santé,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale adjointe de la santé,
F. Weber

La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale de la prévention des risques,
P. Blanc
La ministre des outre-mer,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général des outre-mer,
T. Degos

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Demandes d’asile présentées par des étrangers placés en rétention administrative

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Code Lexis-Nexis 2014, C. étrangers, art. L. 741-4, 4°

En l’absence d’une appréciation au cas par cas, la présentation d’une demande d'asile par un étranger placé en rétention administrative ne permet pas à elle seule de présumer que cette demande n'a été introduite qu'en vue de faire échec à son éloignement. Un tel classement entraîne en effet l’application d’une procédure prioritaire conduisant, en pratique, à une analyse sommaire de la demande. Plus généralement, le préfet doit procéder à un examen au cas par cas du caractère objectivement nécessaire et proportionné d'un placement en rétention au regard, notamment, du risque que l'intéressé se soustraie définitivement à son retour. Dans sa note du 5 décembre 2013, le ministre de l'Intérieur avait prévu que les étrangers concernés étaient maintenus en rétention et automatiquement placés en procédure prioritaire sans que le préfet ait préalablement pu porter une quelconque appréciation sur leur situation individuelle. Après un premier examen par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides de ces demandes dans un délai de 96 heures, la note prévoyait que le préfet était invité à mettre fin à la rétention uniquement dans l'hypothèse où l'Office signale qu'une demande nécessite un examen plus approfondi. Dans ce cas, le candidat à l’asile pouvait présenter une demande d'admission provisoire au séjour et bénéficier d'une appréciation approfondie pour déterminer la procédure selon laquelle cette dernière devait être examinée. Conçu dans l’attente d’une réforme finalement présentée en conseil des ministres le 22 juillet 2014, ce dispositif était censé répondre aux griefs de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE, 30 mai 2013, aff. C-534/11, Mehmet Arslan). Saisi de la légalité de la note, le Conseil d’État prend acte qu’il appartenait au ministre de prescrire à ses services de prendre des mesures conformes au droit de l'Union européenne. Il reste que le dispositif transitoire confie à l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides l'examen individuel de la situation des personnes ayant formé une demande d'asile en rétention. Or l’Office constitue un établissement public qui n'est pas placé sous l'autorité du ministre de l'intérieur. Par ailleurs, parce que l’Office n’est pas chargé de déterminer la procédure selon laquelle les demandes d'asile doivent être instruites, le ministre ne pouvait pas édicter un tel dispositif. Le Conseil note au passage que le dispositif transitoire n'est pas conforme aux exigences du droit de l'Union européenne. En effet, la Cour de justice a subordonné le traitement d’une demande d'asile d’un étranger placé en rétention à un examen au cas par cas pour s’assurer que cette demande a été introduite dans le seul but de retarder ou de compromettre l'exécution de la décision de retour. L’annulation de ce point de la note impose aux services placés sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, dans l'attente d’une prochaine réforme, de satisfaire à ces exigences (CE, 30 juill. 2014, n° 375430, CIMADE).
Le Conseil a par ailleurs interprété la portée de l'article L. 551-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Selon cet article, le directeur général de l'Office peut refuser d'enregistrer une demande de protection déposée par un étranger qui présente ou complète sa demande d'asile après l'expiration du délai de cinq jours qui lui est imparti à compter de la notification de ses droits. Il peut alors la rejeter pour irrecevabilité après un délai de 96 heures par une décision qui ne peut faire l'objet, compte tenu de son classement en procédure prioritaire, que d'un recours non suspensif. Pour le Conseil d’État, ces dispositions ne doivent pas s'appliquer indistinctement aux personnes placées en rétention sauf à méconnaître, eu égard à l'extrême brièveté des délais en cause, le droit au recours effectif. Cette interprétation se déduit à la fois de la gravité des effets qui s'attachent au refus d'enregistrement de la demande d'asile et des exigences découlant des articles 3 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 8 de la directive du 1er décembre 2005. Pour ces raisons, le délai prévu à l'article L. 551-3 du code ne doit pas s’imposer dans certains cas particuliers. Le Conseil cite l’hypothèse d'une personne qui invoque des faits survenus après l'expiration du délai de 96 heures ou qui n’a pas pu présenter une demande d'asile faute d'avoir bénéficié d'une assistance juridique et linguistique effective. Pour le reste, le caractère non suspensif des recours dirigés contre les décisions de rejet prononcées par l'OFPRA statuant en procédure prioritaire n’a pas été contesté dès lors qu'un tel recours suspensif est ouvert contre la mesure d'éloignement.

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Nature des missions confiées au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés

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Code Lexis-Nexis 2014, C. étrangers, art. L. 733-2

L'article 35 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 confie au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés une mission de surveillance de nature purement administrative. Concernant les rapports entre le Haut commissariat et les gouvernements des États signataires et leurs administrations chargées du traitement des demandes d'asile, cette mission ne s'étend pas aux rapports avec les juridictions compétentes en matière d’asile. En conséquence, en statuant par voie d'ordonnance en application de l'article L. 733-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la Cour nationale du droit d’asile ne prive pas le Haut Commissariat des droits prévus par l'article 21 de la directive n° 2005/85 relative à des normes minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de réfugié (« les États membres autorisent le Haut commissariat pour les réfugiés (...) à donner son avis, dans l'accomplissement de la mission de surveillance (…), à toute autorité compétente en ce qui concerne chaque demande d'asile et à tout stade de la procédure »). Sur ce point, il avait été soutenu que l'utilisation de la procédure d'ordonnance faisait obstacle à l'exercice de prérogatives qui auraient reconnues au Haut commissariat aux réfugiés par la directive dans la mesure où son représentant qui siège dans chacune des sections de la Cour ne participe dès lors pas au jugement (CE, 9 juill. 2014, n° 366578, M. B.A.).

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Synthèse du projet de loi relatif au droit d’asile (conseil des ministres du 23 juillet 2014)

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Remarques:


- le projet de loi parachève ou assure la transposition des directives n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale (accueil), n° 2013/32/UE du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (procédures) et n° 2011/95/UE du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (qualification).
- la synthèse sera actualisée au gré des discussions au Parlement;


- les articles cités sont ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers;


- le projet peut être consulté à l'adresse suivante: http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;jsessionid=D24675CD41AFF2D20F8D426CDD36E067.tpdjo09v_2?idDocument=JORFDOLE000029287346&type=general&typeLoi=proj&legislature=14


1. Clarification de plusieurs notions pour tenir compte de la directive « qualification » : notions d'actes et de motifs de persécution (L. 711-2), de protection subsidiaire (L. 712-1), d'exclusion de la protection subsidiaire (L. 712-2) et d’acteurs de la protection dans le pays d'origine (L. 713-2), d'asile interne (L. 713-3).

2. Traitement des demandes

a) Le projet met fin à la distinction entre les demandeurs d'asile provisoirement admis au séjour et ceux qui ne le sont pas (L. 743-1 à L. 743-5). Il confère à tous les demandeurs d'asile le droit au maintien sur le territoire. Ce droit au maintien est accordé le temps de l'examen de la demande d'asile par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides et, le cas échéant, par la Cour nationale du droit d’asile (le caractère suspensif du recours devant cette juridiction est généralisé, y compris s'agissant des demandes d'asile examinées selon la procédure accélérée). Ce droit est aussi reconnu au demandeur relevant de la procédure « Dublin » jusqu'à son transfert (L. 743-3).

b) L'attestation de demande d'asile vaudra droit au maintien sur le territoire et se substitue au dispositif actuel d'admission provisoire au séjour (L. 743-1).

c) Demandeur d'asile placé sous procédure « Dublin » : bénéficiant d'un droit de séjour jusqu'à son transfert, un document spécifique sera remis attestant de sa qualité de demandeur d'asile (L. 742-1 à L. 742-6). Il pourra être assigné à résidence le temps nécessaire à la mise en œuvre de la procédure de détermination de l'État responsable. Il pourra engager un recours spécifique contre la décision de transfert (recours en annulation de plein droit suspensif devant le président du tribunal administratif dans un délai de sept jours, le juge devant statuer dans un délai de quinze jours).

d) Le projet autorise l’Office à écarter plus facilement les demandes les moins fondées (L. 723-2) : procédures d'irrecevabilité (réexamen sans éléments nouveaux), décision de clôture en cas de retraits explicites ou implicites d'une demande d'asile (L. 723-11 et L. 723-12), procédure de recevabilité des demandes de réexamen manifestement dilatoires et formées dans le seul but de prolonger le maintien en France (L. 723-13, L. 723-14 et L. 723-15), procédure accélérée remplaçant la procédure prioritaire de plein droit en vertu de la loi (provenance d’un pays d’origine sûr ou d’une demande de réexamen recevable), par décision de l’Office (critères inhérents au contenu de la demande : le demandeur n’a soulevé que des questions sans pertinence, la demande est peu convaincante…) ou par décision du préfet sur la base de critères extérieurs à la qualité intrinsèque de la demande (refus de donner ses empreintes, demande tardive, volonté de faire échec à une mesure d’éloignement, ordre public).
L’Office pourra par ailleurs ne pas examiner au fond une demande lorsque le demandeur bénéficie de manière effective d'une protection internationale dans un autre pays (L. 723-10). L'étranger sera éloigné vers le pays qui lui a accordé sa protection.

e) Le projet de loi maintient la possibilité pour le conseil d’administration de l’Office de fixer une liste des pays d’origine sûrs mais sur la base de la définition donnée par la directive n° 2013/32 (L. 722-1). Par ailleurs, le projet prescrit au conseil d’administration de veiller à l’actualité et à la pertinence de cette liste et renvoie à un mécanisme réglementaire d’urgence permettant de suspendre l’inscription d’un pays sur cette liste en cas d’évolution rapide et incertaine de la situation dans le pays.  

3. Procédures d'asile en rétention (L. 556-1) : pour tenir compte de la jurisprudence européenne, le projet supprime tout caractère automatique du maintien en rétention du demandeur et de l'examen de sa demande selon une procédure accélérée. Le préfet pourra décider de maintenir en rétention le demandeur s’il estime que la demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement. Cette demande sera alors examinée par l'Office selon une procédure accélérée (il sera alors mis fin au maintien en rétention si l'Office considère qu'il ne peut statuer selon cette procédure). En cas de décision négative de l'Office, l'intéressé aura la possibilité de former un recourssuspensif devant la Cour nationale du droit d’asile et de saisir le juge administratif. Si la demande n'est pas dilatoire, le demandeur pourra se maintenir jusqu'à la décision de la Cour.

4. Conditions d'accueil des demandeurs

a) Le projet unifie le parc d'hébergement des demandeurs d'asile (en s'inspirant du modèle des CADA) et le dispositif d'allocation (L. 744-1 à L. 744-9 : schéma national des places d'hébergement, décliné dans chaque région par un schéma régional).
b) Il introduit un dispositif d'hébergement contraignant pour éviter les concentrations de demandeurs. En cas de refus, le demandeur perdra son droit aux conditions d'accueil. L'Office français de l'immigration et de l'intégration sera désormais seul responsable et pourra procéder à un examen des causes de vulnérabilité du demandeur d'asile pouvant avoir une incidence sur la localisation et l'environnement du futur hébergement (L. 744-1).
Par ailleurs, le projet précise le délai pendant lequel le demandeur d'asile bénéficie des conditions d'accueil (L. 744-5). Il introduit encore un mécanisme juridictionnel en cas d'occupation indue par une personne dont la demande d'asile a été définitivement rejetée d'une place dans un centre d'hébergement afin que le juge administratif enjoigne l'occupant sans titre de quitter les lieux (CJA, art. L. 521-3).
c) Le projet précise les conditions d’accueil des personnes vulnérables (L. 744-6).

5. Procédure devant l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides

a) Cadre du traitement : affirmation symbolique  du principe d'indépendance de l’Office et principe d'anonymat des officiers (L. 721-2).
b) Traitement des demandeurs se trouvant dans une situation de vulnérabilité pour aménager les modalités d'examen de leur demande et statuer en priorité (L. 723-3). Pour les mineurs, l'Office doit tenir compte de leurs besoins particuliers.
c) Respect d’un délai de traitement de neuf mois (trois mois pour les procédures accélérées) : principe de coopération du demandeur qui doit apporter tous les éléments nécessaires pour étayer sa demande (L. 723-4). Le projet habilite encore l'autorité judiciaire à communiquer à l'Office et à la Cour toute indication de nature à faire présumer l'existence d'un motif d'exclusion du statut de réfugié ou du bénéfice de la protection subsidiaire ou du caractère frauduleux d'une demande (L. 721-4 et L. 721-5).
d) Principe d’une convocation à un entretien avec possibilité d'être assisté par un avocat ou un représentant d'une association habilitée (L. 723-6 et L. 723-7).

6. Asile aux frontières : l'avis de l'Office liera désormais le ministre pour l'admission sur le territoire, sauf motif d’ordre public (L. 213-8-1). Le projet ajoute aux motifs de refus d'admission au titre de l'asile les cas d'application du règlement « Dublin ». Il donne par ailleurs une définition précise de la notion de demande « manifestement infondée ».

7. Procédures contentieuses

a) Le projet introduit un recours suspensif généralisé (ci-dessus). Cette nouveauté concerne notamment les demandeurs justiciables du règlement Dublin dans le cadre du recours devant les tribunaux administratifs.
b) Il crée une procédure de jugement à juge unique en un mois des dossiers ayant fait l'objet d'une procédure accélérée devant l'Office (recours à caractère suspensif).
c) Il pose un délai de jugement de cinq mois pour statuer (L. 731-2).
Pour les décisions de l'Office prises sur le fondement des articles L. 723-2 (procédure accélérée) et L. 723-10 (irrecevabilité), l'affaire sera soumise à un juge unique qui statuera dans le délai de cinq semaines ou, si la demande n'était pas justifiée, renverra l'affaire en formation collégiale.
d) Organisation de la Cour :
- l’organisation en « sections » est remplacée par une organisation en « formations de jugement » regroupées en chambres et sections ; pour la nomination des assesseurs, une compétence dans les domaines juridique ou géopolitique est posée (L. 732-1).
- possibilité du huis clos pour les audiences (L. 733-1-1).
- la Cour renvoie en cas d’annulation devant l’Office que lorsque l'Office s'est abstenu d'examiner une demande ou s'est dispensé, hors les cas prévus par la loi, de procéder à un entretien avec le demandeur (L. 733-4).

8. Séjour des réfugiés et protégés
- La carte de séjour du bénéficiaire de la protection subsidiaire et des membres de sa famille sera valide deux ans, contre un aujourd’hui (L. 313-13).
Une carte de résident est délivrée aux ascendants de mineurs ayant obtenu le statut de réfugié (L. 314-11).
- Les bénéficiaires du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire bénéficieront d'un accompagnement dans l'emploi et le logement lorsqu'ils se sont engagés dans le parcours d'accueil (L. 751-1).
- Le projet garantit le droit à la réunification familiale des réfugiés et des bénéficiaires de la protection subsidiaire (L. 752-1). Ainsi, le bénéficiaire d'une telle protection pourra faire venir les membres de sa famille se trouvant dans le pays d'origine, sans que lui soient opposées les conditions de durée de séjour préalable, de logement et de ressources.

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Synthèse du projet de loi relatif au droit des étrangers (conseil des ministres du 23 juillet 2014)

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Remarques:
- la synthèse sera actualisée au gré des discussions au Parlement;
- les articles cités sont ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers;
- le projet peut être consulté à l'adresse suivante: http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;jsessionid=CAC7E8D34D3DC7358F3C494D15F7C4E2.tpdjo09v_2?idDocument=JORFDOLE000029287359&type=general&typeLoi=proj&legislature=14

1. Intégration des étrangers

a) Réforme du contrat d’accueil et d’intégration (L. 311-9) : le projet instaure un « contrat personnalisé fixant le parcours d'accueil et d'intégration » qui renforce notamment l'exigence de connaissance du français et supprime le pré-contrat d’accueil et d’intégration et le contrat d’accueil et d’intégration pour la famille. La carte de séjour pluriannuelle (ci-dessous) sera délivrée sous réserve du respect des engagements du contrat.


b) Réforme des conditions de délivrance d'un titre de séjour : la première année de séjour s’effectuera sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour ou d'une carte de séjour temporaire. Une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans sera ensuite délivrée, sous réserve de plusieurs exceptions (visiteur, stagiaire, travailleur temporaire, victimes de la traite des êtres humains). Le projet escompte une économie de 2,4 millions de passages en préfecture (750 000 titres concernés). La durée maximale pourra être aménagée (étudiants en fonction de la durée des études, étrangers malades en fonction de la durée des soins et deux ans pour les conjoints de Français, les parents d'enfants français et les étrangers séjournant dans le cadre de liens personnels et familiaux). À tout moment, l'étranger devra continuer à justifier qu'il remplit les conditions pour en bénéficier.

2. Étrangers malades : le projet substitue la mention d’« absence d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire » par la notion de « bénéfice effectif  » et supprime la « circonstance humanitaire exceptionnelle ». Après une première année sous couvert d’une carte de séjour d’un an, la carte pluriannuelle sera délivrée sur la base de la durée prévisible des soins, avec une durée maximale de quatre ans. Par ailleurs, pour garantir l'homogénéité des décisions, la décision du préfet sera désormais basée sur un avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et non sur l'avis de l'Agence régionale de santé.

3. Séjour des étudiants : une autorisation provisoire de séjour sera remise au titulaire d'un diplôme au moins au master justifiant d'un projet de création d'entreprise dans un domaine correspondant à sa formation (L. 311-11). À l'expiration du titre, il pourra prétendre à une carte de séjour temporaire « salarié », « entrepreneur-profession libérale » ou pluriannuelle « passeport talent » (V. ci-dessous). L'étudiant de niveau master n'ayant pas sollicité l’autorisation provisoire de séjour obtenir un titre de séjour salarié s'il présente à l'expiration de sa carte « étudiant » un contrat de travail en cohérence avec ses études assorti d'une rémunération minimale (L. 313-10).

4. Activité professionnelle (L. 313-10)

a) Le projet rétablit la distinction entre les contrats à durée indéterminée pour la carte de séjour « salarié » et les contrats à durée déterminée ou de détachement pour la carte de séjour « travailleur temporaire ».

b) Il crée une nouvelle carte « entrepreneur-profession libérale » (fusion de la carte délivrée aux étrangers exerçant une profession commerciale, artisanale ou industrielle avec celle délivrée aux travailleurs indépendants).

c) Il réforme les autorisations provisoires de travail de moins de trois mois : seuls les séjours supérieurs à trois mois donneront lieu à l’établissement d’une autorisation de travail.

d) Il instaure une carte de séjour« passeport talent » d'une durée de validité de quatre ans :
- neuf catégories seront concernées : jeune diplômé qualifié, investisseur, créateur d'entreprise, mandataire social, chercheur, travailleur hautement qualifié, salarié en mission, artiste, étranger ayant une renommée internationale dans un domaine scientifique, littéraire, intellectuel, éducatif ou sportif). Soit trois nouvelles catégories : jeunes diplômés (master ou doctorat en France, sous réserve d’un contrat de travail ou embauche dans une jeune entreprise innovante), créateurs d'entreprise, mandataires sociaux.
- le titre permettra l'exercice d'une activité salariée sans solliciter l'autorisation de travail. En cas de perte involontaire d'emploi, la carte est renouvelée pour un an puis, le cas échéant, pour la durée des droits chômage.

5. Départ forcé

a) Réforme des obligations de quitter le territoire
- suppression de la mesure résiduelle de reconduite à la frontière prévue à l'article L. 533-1 qui doublonne depuis 2011 avec l'obligation de quitter le territoire.
- le projet autorise la prolongation du délai de départ accordé initialement (L. 511-1, II).
- il pose le principe (et non la faculté) d'une interdiction administrative de retour en complément d’une obligation de quitter le territoire.
- le préfet pourra apprécier au cas par cas le risque de fuite (L. 511-1, II, 3°) sur la base de critères exhaustifs mais non impératifs.
- l’obligation de quitter le territoire indiquera que son destinataire doit non seulement quitter le territoire français mais aussi de rejoindre un pays tiers à l’Union européenne (L. 511-1).
- le projet institue des délais de recours et de jugement différenciés dans le cas (nouveau) d’une obligation de quitter le territoire visant un étranger dont la demande d’asile est rejetée ; même logique aux cas où l’obligation de quitter le territoire se fonde sur l’entrée irrégulière (L. 511-1, I, 1°) ou sur un maintien dans la clandestinité (L. 511-1, I, 2° et 4°). Le délai de recours est ici réduit à sept jours devant le président du tribunal administratif qui statuera dans le délai d’un mois.

b) Départ forcé des ressortissants de l'Union européenne : le projet introduit une mesure d’interdiction de circulation lorsque la mesure d’éloignement est prononcée pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou d’abus de droit (L. 511-3-1).

c) Réforme de l’assignation et de la rétention
- le projet affirme la priorité de la mesure moins coercitive (L. 551-1 : « l'étranger qui ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque (de fuite), peut être placé en rétention »).
- il précise qu’un étranger assigné à résidence pourra faire l’objet d’un placement en rétention lorsque les conditions de l’assignation ne sont plus réalisées et qu’un étranger pourra être assigné lorsque la rétention prend fin (L. 561-2 et L. 554-3).
- lorsque l'étranger assigné à résidence n'a pas déféré à une précédente demande, il pourra faire l’objet d’une escorte par les services de police ou les unités de gendarmerie à l'occasion des déplacements devant les autorités consulaires dans le cadre de la préparation de son départ (L. 513-5).
- le préfet pourra solliciter du juge des libertés et de la détention l'autorisation de requérir la force aux fins d'intervention au domicile des personnes qui, assignées à résidence, utilisent l'inviolabilité du domicile pour faire obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement (L. 561-2).
- lorsque l’étranger faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire justifie d’une impossibilité à quitter le territoire, cette personne recevra une autorisation de maintien provisoire dans le cadre d’une mesure d’assignation à résidence de six mois renouvelable (L. 561-1). Le projet pose des limites au renouvellement de cette mesure (six mois, renouvelable une fois). La durée maximale de six mois n’est pas posée en cas d’expulsion et d’interdiction judiciaire du territoire.

d) Le projet double le montant des amendes qui, sur le fondement des articles L. 625-1, L. 625-4 et L. 625-6, peuvent être appliquées aux entreprises de transport qui exploitent des liaisons internationales en provenance d’un État tiers. Il supprime par ailleurs le dispositif de numérisation prévu à l’article L. 625-3.

e) Outre-mer
- le dispositif contentieux applicable en Guyane, en Guadeloupe, à Mayotte, à Saint-Barthélemy et Saint-Martin (absence de recours suspensif de plein droit en matière de contentieux des obligations de quitter le territoire) ne répond pas aux exigences d’effectivité du recours garanti par l’article 13 de la convention, même si celui-ci n’implique pas une exigence générale d’un recours suspensif de plein droit car le caractère suspensif du recours ne s’impose que dans le cas où son absence pourrait entraîner des « conséquences potentiellement irréversibles », notamment sous l’angle de l’article 3 (L. 514-1. - CEDH, 13 déc. 2012, De Souza Ribeiro). Le projet maintien le droit actuel mais interdit l’exécution de la mesure d’éloignement avant que le juge, saisi d’un référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, n’ait statué sur la tenue de l’audience contradictoire et, dans le cas où il décide de la tenue de cette audience, n’ait rejeté le référé).
- le projet étend à la Martinique les adaptations prévues à l'article L. 611-11 qui permettent en Guyane, en Guadeloupe, à Saint Barthélemy et à Saint-Martin, de procéder, avec l'accord du conducteur ou, à défaut, sur instructions du procureur de la République, à la visite sommaire des véhicules pour vérifier le respect des obligations de détention, de port et de présentation des pièces ou documents ou de rechercher et constater les infractions relatives à l'entrée et au séjour des étrangers en France. Il étend également l'adaptation prévue à l'article 78-2 du code de procédure pénale qui permettent en Guyane, en Guadeloupe, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Mayotte de procéder à des contrôles sans réquisition du procureur dans des zones définies par la loi.
- pour tenir compte de la décision n° 2014-390 QPC du 11 avril 2014 (M. Antoine H.), le projet introduit un dispositif d’information du propriétaire la destruction du bien qui a servi à transporter des étrangers en situation irrégulière (L. 622-10).

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La Cour Constitutionnelle enfin nommée

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En République Démocratique du Congo, la justice constitutionnelle vient de franchir un cap historique : les neuf membres de la Cour Constitutionnelle –désignés à raison d’un tiers par le Président de la République, un tiers par le Parlement réuni en Congrès et un tiers par le Conseil supérieur[...]

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L’humanité parfaite : une utopie contemporaine, conférences au collège des bernardins

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Le collège des Bernardins ouvre un cycle de conférence et débat sur question de médecine l'humanité parfaite, une utopie contemporaine?

La première conférence se déroulera le 14 octobre 2014 de 18h à 20h au collège des bernardins a pour intitulé : le bébé parfait par Gilles Granger Consultant, Danielle Moyse philosophe et le Pr Arnold Munnich, chef du département de génétique de l’hôpital Necker- Enfants malades.

Lorsque le bébé devient le produit d’un projet parental, comment les médecins en néonatalogie pratiquent-ils leur art?

La deuxième conférence se tiendra le 18 novembre de 18h à 20h sur le thème l'adulte parfait avec Silla Consoli Consultant, Benoit Couturaud et Jean-Daniel Lalau, endocrinologues.
Lorsqu’il est possible de modeler son corps par les régimes, la chirurgie bariatrique ou esthétique, que provoque la quête d’un corps parfait?

La dernière sur le thème le mourant parfait permettra de réflechir le autour de Jean-Marie Gomas Louis Puybasset Jacques Ricot Agrégé, docteur en philosophie, chargé de cours au grand séminaire de Nantes
Entre légitime désir du maintien de sa vie et peur de la déchéance, y a-t-il une fin de vie parfaite?

Avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et AG2R La Mondiale

Entrée libre. Réservation sur : questionsdemedecine@collegedesbernardins.fr

 

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Le projet de loi de réforme territoriale au Sénat. L’article 39 alinéa 4 de la Constitution traité avec bien peu d’égards

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En vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Constitution, la Conférence des présidents de la première assemblée saisie d’un projet de loi dispose de la faculté de refuser son inscription à l’ordre du jour si elle estime que les conditions de présentation fixées à l’article 39 alinéa 3 par renvoi à une loi organique ne sont pas réunies. Parmi ces conditions figure la présentation d’une étude d’impact répondant à des exigences énumérées aux alinéas 2 à 11 de l’article 8 de la loi organique . Dans l’hypothèse où la Conférence des présidents userait de son « droit de véto », le Premier ministre ou le Président de l’assemblée intéressé peut saisir le Conseil constitutionnel. Il doit alors trancher le désaccord dans un délai de huit jours. La présentation au Sénat du premier volet du projet de loi de réforme territoriale a conduit à la première application de l’article 39 alinéa 4 de la Constitution. Le 26 juin dernier, les groupes UMP , CRC et RDSE sont en effet parvenus à obtenir, lors d’une réunion de la Conférence des présidents du Sénat, le report de l’inscription du texte à l’ordre du jour pour insuffisance de son étude d’impact. À la suite de cette décision le Premier ministre a saisi le Conseil constitutionnel, qui a rendu sa décision le 1er juillet .

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