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Bioéthique, rapport 2235 de la mission d’information : 95 propositions

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Au sein de l'Assemblée nationale, une mission d'information sur la révision des lois de bioéthique fut crée par la conférence des présidents le 19 juin 2008 présidée par Alain Claeys.
Elle désigna le 22 juillet 2008 Jean Léonetti comme rapporteur.
Elle commença ses auditions le 15 octobre 2008

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Faute inexcusable de l’employeur : l’exposition à l’amiante doit être simplement habituelle

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Dans un arrêt en date du 21 janvier 2010, la Cour de cassation vient d'estimer que pour retenir la faute inexcusable de l'employeur, l'exposition à l'amiante doit être habituelle. Une exposition permanente et continue au risque n'est pas exigée. Voici le texte de l'arrêt : Cour de cassation, Chambre civile 2, 21 janvier 2010, N° de pourvoi : 09-12.060. LA COUR, Sur le moyen unique : Vu l'article 1147 du code civil, ensemble les articles L. (...) - Jurisprudence

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Prise d’acte de la rupture du contrat justifiée par le non paiement partiel du salaire

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Dans un arrêt en date du 20 janvier 2010, la Cour de cassation vient d'affirmer que lorsqu'un salarié démissionne en raison de faits qu'il reproche à son employeur, cette rupture constitue une prise d'acte qui produit les effets, soit d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d'une démission. Elle applique ensuite ce raisonnement, déjà exposé antérieurement, pour considérer (...) - Jurisprudence

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Les étrangers et Loppsi 2 (356)

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avocats0061.1256119056.gifLoppsi 2 continue sa route (Le Monde du 29 janvier 2010). De quoi parle-t-on ? D’un OVNI ? D’un humanoïde ? Non simplement d’un projet de loi. Il s’agit d’une «  loi d’orientation et de programmation pour la performance de  la sécurité intérieure ». Excusez du peu. « 2 » parce qu’on a déjà eu récemment une première loi sur la sécurité intérieure.

Ce texte vient d’être examiné - dans l’indifférence quasi-générale compte tenu de l’actualité - le 27 janvier  par  la commission des lois de l’Assemblée nationale qui a décidé de muscler le projet gouvernemental.Nombre de dispositions avancées appellent  de sérieux débats et en tout état de cause ne peuvent pas être adoptées au final comme on met une lettre à la poste. C’est pourtant ce qui risque de se passer.

Par exemple on autorise les audiences en visioconférence dans le domaine du contentieux de la rétention des étrangers. Je rappellerai  (voir mes précédents posts) qu’il s’agit d’un contentieux civil : les intéressés ne se voient pas reprocher une infraction pénale. La question posée est de savoir si l’administration qui les a interpellés, soit à leur arrivée en France, soit dans le domaine public français, est en droit de les retenir  - rétention - par devers elle le temps de ménager leur retour vers leur pays d’origine et en tout cas  vers le pays de provenance.

Il peut s’agir dans certains lieux d’un contentieux très lourd comme en Seine  Saint-Denis :  environ  10 000 cas en 2009. Les cadres juridiques de ce contentieux sont très stricts et l’on sait combien la compétence judiciaire pour contrôler l’administration fait débat. L’affaire des familles kurdes de Bonifacio va faire remonter la cote d’une nouvelle juridiction spécifique que certains concoctent. 

En tout état de cause cette procédure peut être concrètement très lourde puisqu’elle oblige à présenter les intéressés majeurs ou non devant un Juge des libertés et de la détention qui entendant les arguments de la préfecture et de la défense, décide sur le champ d’autoriser le maintien en rétention ou, éventuellement, pour les majeurs interpelés en France, de les assigner à résidence sous certaines conditions. Matériellement la conduite de ces personnes au tribunal peut mobiliser beaucoup de personnels de police sur la journée.

Ainsi à Bobigny où il faut arriver pour l’audience de 10 h – le décompte du temps de rétention ést très méticuleux -  le retour peut se faire à des heures très tardives. Il faut en théorie deux fonctionnaires pour une personne présentée au tribunal et il faut tenir compte du droit des travailleurs !

Bref, l’idée a germé depuis une dizaine d’années d’inverser l’ordre des choses en installant un tribunal dans les zones aéroportuaires et, plus largement, dans les zones de rétention.  Une version moderne et adaptée du « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !». Des salles ont été aménagées après moult débats, des assurances ont été données aux magistrats du siège et du parquet, aux greffiers et aux avocats qu’ils seraient transportés gracieusement par le ministère de l’intérieur, voyage retour garanti. Et de fait certaines audiences  se tiennent déjà dans des zones d’attente comme dans le nord de la France.Des résistances se sont rapidement exprimées, d’abord techniques , puis politiques. D’ordinaire en abordant cette question on avance que juger dans un lieu appartenant à l’une des partie en cause et en étant l’hôte de celle ci n’est pas la meilleure garantie d’indépendance. Surtout si l’on s’inscrit dans la durée.

Imagine-t-on une jurisprudence dure instaurée par un juge qui tous les matins serait cherché par celui auquel il va donner tort et accueilli en son hôtel ? De facto, par-delà la qualité des magistrats,  des compromis interviendront.

Défendre une personne, ce n’est pas seulement la faire assister d’un juriste compétent habitué des arcanes judiciaires qu’on appelle avocat, sachant qu’ici on est dans un droit très particulier qui chaque jour innove avec de nouvelles jurisprudence de la cour d’appel ou même de la Cour de cassation. C‘est garantir une « ambiance de défense ». L’avocat qui gère une affaire doit pourvoir s’appuyer sur ses confrères : le barreau « soutient » moralement, sinon techniquement,  celui qui est à la barre ce jour-là dans cette affaire-là.  Dans le passé, nous avons vécu des épisodes au TGI de Bobigny où en l’espace d’un instant tout le tribunal, avocats, magistrats et greffiers ont accouru pour assister à certaines séquences problématiques. Une vraie défense ne doit pas être isolée même si cela peut ponctuellement arriver. Je conçois que cela puisse être difficile à appréhender de l’extérieur.

Il y a plus compréhensible. Le public au nom du peuple français contrôle objectivement la juridiction et évite des dérapages. Tout simplement des personnes présentes dans la salle sont susceptibles de rendre compte de ce qui a pu s’y passer. Chacun qui a fréquenté un palais sait qu’à huis clos les choses ne se passent pas exactement de la même manière que s’il y a une personne inconnue dans la salle. Ainsi il a été démontré par des magistrats qui ont fait le test combien il serait délicat pour les familles de se rendre à ZAPI III, la zone de rétention de Roissy et déjà tout simplement de la trouver compte tenu du fléchage ou de l’absence de fléchageLa défense des libertés passe par là et pas seulement par le fait qu’on a institué un tribunal avec des magistrats professionnels, par la parole de l’intéressé, par place à la défense ou encore par l’ouveture de recours.

Avec la vidéoconférence dont  l’enjeu est fondamentalement une réduction des  coûts de revient de la justice et une économie des moyens policiers mobilisés on fait fi de ces fondamentaux qui sont la trame, au-delà du formalisme visible, de la force d’une  justice démocratique. Il faut oser dire que la justice a un coût irréductible et l’assumer.

Mais tout aussi grave est la critique politique. Je l’ai déjà dit, mais le dessin de Plantu en première page du Monde destiné à faire le tour de l’univers est déjà dans nos rétines sans avoir encore été couché sur le papier. On y voit un juge débonnaire dans sa robe noire avec  un panneau dans chaque main – un gros sens unique rouge dans l’une et une belle flèche noire dans l’autre - faisant la circulation, au bas de deux passerelles.  Un immigré -  c’est -à-dire un étranger pauvre - descend de la première est ainsi orienté vers l’autre par le juge en charge de la circulation.

A qui fera-t-on croire au plan international qu’une justice sereine puisse être rendue dans un lieu identifié qu’on le veuille ou non comme policier ?Le prix politique à payer pour la patrie des droits de l’homme est démesurément élevé. La justice française passerait pour être aux ordres de l’administration.

Même si l’on me démontrait que cela se fait ailleurs, j’affirme au nom de l’identité française (humour !!!)  que dans ce pays cela ne peut pas se faire ! Déjà qu’on nous avance que le parquet n’est pas une autorité indépendante du politique !

Ces arguments ont plus ou moins porté du porter.On nous propose aujourd’hui un compromis pour  décharger la police. Avec la visioconférence l’intéressé - donc les policiers qui l’encadrent - et le public resteront en salle d’audience dans la zone d’attente et  le juge ne quittera pas son tribunal.La visioconférence se multiplie aujourd’hui, y compris pour des témoignages en cour d’assises par exemple pour éviter à des victimes de se rendre au tribunal etse retrouver physiquement face à ses agresseurs. Elle a ses exigences.

En l’espèce il ne me semble pas  qu’elle permette pas une vraie audience avec la possibilité pour les intéressés de faire valoir leur défense. Là encore la dérive dans laquelle nous nous engageons est majeure. Bientôt comme on a fait de la composition pénale le phare de la justice – le délinquant reconnait sa faute et accepte la peine proposée par le parquet qui demande son accord au juge – on va vers des audiences où le juge et les justiciables resteront chez eux.

Pour nos étrangers en situation administrative irrégulière d’autres solutions techniques sont possibles comme le fait d’organiser plusieurs audiences à heure fixe pour éviter de bloquer des escortes trop longtemps au tribunal, et  tout simplement faire appel à des accompagnateurs civils car après tout on est en matière civile et ces gens ne cherchent pas à s’échappe mais à avoir un statut pour rester en France, etc. ?

Plus que jamais je maintiens que cette disposition hautement symbolique doit être combattue. Le prix à payer pour la justice est trop élevé quand déjà les interpellations sur son indépendance sont si nombreuses ?

J’étais parti pour vous faire part de mes réactions sur les dispositions de Loppsi 2  concernant  les mineurs comme le couvre-feu  et je me suis égaré. Je les traiterai donc demain dans le prochain post. 

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Retraite : la limite d’âge des agents de la SNCF

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Le journal officiel vient de publier le décret n° 2010-105 du 28 janvier 2010 relatif à la limite d'âge des agents de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens. Ce décret prévoit que la limite d'âge à laquelle les agents du cadre permanent de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens sont admis à la retraite est fixée à soixante-cinq (...) - Actualité Juridique

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Couples en crise face au Tribunal de Grande Instance de BORDEAUX.

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Un petit article pour vous inviter à regarder lundi soir (1er février) à 20H30 sur france 3, le documentaire d'Amal Moghaizel qui avait réalisé Crimes et Châtiments. 'Couples en crise face au Tribunal' a été filmé au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Chantale, ma cliente a été suivie pendant toute la procédure après-divorce.... Ce documentaire est suivi d'un débat autour d'experts animé par Marie Drucker. Ci-dessous, une bande annonce. Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50

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La prise d’acte de la rupture du contrat de travail

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Un salarié qui veut cesser d'exercer ses fonctions au sein de son entreprise peut démissionner. Si cette volonté est équivoque, la démission est requalifiée en prise d'acte de la rupture du contrat de travail :

Lien de l'article: GestionDeLaPaie.com - La prise d'acte de la rupture du contrat de travail

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Innoncentés grâce à la contre-enquête d’un détective

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Marie Goulut et Raphaël Haziza auront vécu l’enfer pendant cinq longues années... Après avoir subi une détention provisoire de quelques semaines en 2004, ils se verront d'abord relaxés par le Tribunal correctionnel de Cambrai en septembre 2006, avant d'être sévèrement condamnés en octobre 2007

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Copropriété : compétence de l’assemblée générale pour la remise en état des parties communes

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Dans un arrêt en date du 13 janvier 2010, la Cour de cassation vient d'affirmer que les travaux nécessaires à la remise en état des parties communes constituent une prérogative appartenant à l'assemblée générale des copropriétaires. Voici le texte de l'arrêt : Cour de cassation, Chambre civile 3, 13 janvier 2010, N° de pourvoi : 08-21.110. LA COUR, Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 21 mars 2008), que M. et Mme X..., propriétaires de lots dans un (...) - Jurisprudence

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Montant des cotisations accidents du travail des élèves et étudiants pour 2010

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Dans une lettre ciruclaire n° 2010018 du 21 janvier 2010, l'ACOSS vient de préciser que pour l'année 2009-2010, le montant des cotisations "accidents du travail" est fixé ainsi : 5 euros pour les élèves des établissements d'enseignement technique, 1 euro pour les élèves des établissements d'enseignement secondaire ou spécialisé. - Actualité Juridique

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